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dimanche 23 mars 2014

prendre soin de son lapin

La physiologie du lapin, les maladies contre lesquelles on le vaccine, ses réactions aux médicaments et les problèmes de santé auxquels il est confronté sont très différents de ceux des animaux plus « conventionnels », comme le chien et le chat, et ils nécessitent des connaissances vétérinaires spécifiques.

Choisir un vétérinaire spécialisé N.A.C.

Pour soigner son lapin, il faut donc s’adresser à un vétérinaire spécialisé et qui connaît en particulier le lapin en tant qu’animal de compagnie.
Le lapin d’appartement présente en effet beaucoup de problèmes que l’on ne rencontre pas chez les lapins d’élevage.
Il n’y a encore pas si longtemps, les seules informations médicales sur cet animal concernaient uniquement le sujet d’élevage intensif, mais au cours de ces dernières années, la médecine spécialisée dans le lapin de compagnie a fait d’énormes progrès et est en perpétuelle évolution.

Chez le vétérinaire

La recherche d’un vétérinaire spécialiste des lapins de compagnie doit être effectuée avant même l’achat de l’animal. En effet, en cas d’urgence, il faut savoir où se rendre immédiatement.
Avant de se rendre dans un cabinet de consultation avec un lapereau, il faut toujours essayer de prendre un rendez-vous téléphonique avec le vétérinaire pour que le temps passé dans la salle d’attente, avec des chiens et des chats, soit le plus court et le moins stressant possible.
Pour se rendre chez le vétérinaire, on peut placer le lapin dans un panier de transport. Dans ce cas, il est préférable d’opter pour les paniers de transport en plastique parce que des parois fermées rassurent plus l’animal que des barreaux.

La plupart des problèmes de santé du lapin peuvent être facilement évités si on s’occupe bien de lui et que l’on prend quelques simples précautions.
Voyons à présent ce qu’il faut faire pour que notre compagnon reste en bonne santé, en n’oubliant pas que ce n’est qu’en l’observant attentivement et en lui consacrant un peu de temps chaque jour, que nous pourrons apprendre à connaître son comportement normal et donc relever rapidement la moindre anomalie.

Alimentation

Comme nous l’avons expliqué dans le chapitre « L’alimentation », un régime alimentaire correct peut prévenir les problèmes sanitaires les plus courants des lapins d’appartement, tels que la constipation, l’entérite, les problèmes dentaires et l’obésité.
Du foin frais toujours disponible, des légumes frais et, dans certains cas, desgranulés de bonne qualité, voilà tout ce dont un lapin a besoin.
Il faut donc établir son régime sur ces bases simples et éviter de le gâter avec des aliments inadaptés et dangereux.

Activité physique

Pour se maintenir en bonne santé, le lapin a besoin de faire de l’exercice en dehors de sa cage plusieurs heures par jour.
Rappelons également que quand le lapin est hors de sa cage, il doit être surveilléattentivement pour éviter tout accident comme une chute de la terrasse, une ingestion de plantes toxiques, un grignotage de fils électriques, etc.

Hygiène de la cage

La cage doit toujours rester extrêmement propre, surtout le fond, qui doit être moelleux et bien sec. Un fond sale ou inadapté prédispose en effet l’animal à lapododermatite, une dangereuse infection des pieds.

Poids de forme

L’obésité est la cause de nombreux problèmes de santé et entraîne un raccourcissement de la durée de vie. Si le lapin a tendance à grossir, il fautéliminer de son régime les aliments les plus calorifiques comme les granulés et les fruits.

Vaccinations

Même s’il vit en appartement, le lapin doit être régulièrement vacciné contre lamyxomatose et la maladie hémorragique virale (VHD). La vaccination est également l’occasion de faire exécuter périodiquement une visite sanitaire complète.

Premier contrôle

Juste après l’achat, il est important de soumettre le lapin à un contrôle pourvérifier qu’il est en bonne santé et lui faire subir les vaccinations nécessaires.
Nous devons apporter au vétérinaire un échantillon de selles pour que leur analysedétermine la présence éventuelle de parasites intestinaux. Il faut également montrer au vétérinaire ce que nous donnons à manger à notre lapin pour qu’il nous dise si la composition du produit est correcte.
Le vétérinaire effectue une visite clinique complète et vérifie que nous savons nous occuper du lapin, sans commettre les erreurs d’entretien et d’alimentation habituelles.
Après sa visite, il nous remet un carnet de santé dans lequel il reporte lesvaccinations effectuées, les dates de rappel ainsi que les éventuelles interventions chirurgicales ou les problèmes de santé. Il ne faut pas oublier de se munir de ce carnet de santé à chaque visite.

Contrôle du poids

Le lapin doit être pesé deux fois par mois avec une balance très précise et sonpoids doit être relevé à chaque fois. On peut ainsi s’apercevoir à temps d’éventuels problèmes de santé qui passeraient autrement inaperçus pendant des semaines.
Sa fourrure touffue a en effet tendance à masquer la conformation de son corps.
Par exemple, dans le cas de problèmes dentaires, on peut avoir l’impression que le lapin mange normalement alors qu’il avale beaucoup moins d’aliments qu’il ne le devrait et qu’il maigrit dangereusement.

Les lapins doivent être régulièrement vaccinés contre deux maladies virales : lamyxomatose et la maladie hémorragique virale (V.H.D.), qui sont toutes deux très graves pour les lapins mais non transmissibles à l’homme ou à d’autres animaux. Elles peuvent être évitées en soumettant régulièrement le lapin à des vaccinations efficaces et sans risque.

Myxomatose

La myxomatose est une maladie très contagieuse. Elle peut être transmise par voie directe par les animaux malades ou porteurs (c’est-à-dire infectés mais sans symptômes) vers les sujets sains, ou par voie indirecte par les moustiques, les puces, les tiques ou autres parasites. L’évolution peut être aiguë, et dans ce cas la mort survient rapidement, ou chronique, et la mort survient au bout de quelques jours.
Certains lapins sont des porteurs asymptomatiques, c’est-à-dire que bien qu’ils hébergent et qu’ils éliminent le virus, ils ne présentent pas de symptômes, mais ils sont contagieux et peuvent transmettre la maladie à d’autres lapins.
L’incubation de la myxomatose est de 5- 15 jours. Les symptômes sont les suivants : de l’abattement, une conjonctivite, un écoulement oculaire, des gonflements cutanés sur la tête et sur les membres ainsi qu’une inflammation des organes génitaux.
Il existe également une forme caractérisée par la conjonctivite et les symptômes respiratoires, sans lésions cutanées mais avec un oedème génital.
La mortalité est élevée et il n’existe aucune thérapie contre la myxomatose. Les lapins qui survivent peuvent en outre devenir porteurs. Les lapereaux peuvent être vaccinés pour la première fois à l’âge de 30 jours, avec un rappel à huit-dix semaines.
Ensuite, on exécute un rappel tous les quatre-six mois, pendant toute leur vie. L’immunité s’instaure au bout de 48-72 heures seulement. Un petit nodule, qui correspond à la réaction au vaccin, se forme normalement à l’endroit où a eu lieu l’injection.

Maladie hémorragique virale (MHV ou VHD)

Cette grave maladie, qui ne frappe que les lapins de plus de 30-50 jours, se transmet soit directement des lapins malades vers des lapins sains, soit par voie indirecte, par des objets contaminés ou des insectes (mouches, moustiques, etc.).
Le temps d’incubation est très court : seulement 36-72 heures. Les symptômes sont soudains : hémorragies nasales, buccales et anales, éternuements, crises d’excitation, spasmes, suivis de la mort du sujet. Il arrive même que l’animal meure soudainement, sans avoir manifesté le moindre symptôme, à cause d’un grave problème de coagulation.
Il n’existe aucune thérapie et les lapins touchés sont tous appelés à mourir.
La première vaccination s’exécute à deux mois et demi, mais en cas de nécessité, on peut l’effectuer avant, avec un rappel un mois plus tard. Ensuite, on exécute le rappel une fois par an, chaque année.

Il est conseillé de stériliser les lapins de compagnie, même s’ils vivent seuls. En effet, le mâle stérilisé perd l’habitude de marquer son territoire avec son urine et ses selles et il est moins agressif.
La femelle stérilisée est moins agressive et il est plus facile de lui apprendre à utiliser sa caisse hygiénique. De plus, la stérilisation prévient l’apparition de maladies de l’utérus, par exemple les tumeurs.

Alimentation du lapin

lapin foin granules

Le foin pour lapin

Le foin pour lapin est synonyme derégime sain et de longue vie. C’est la raison pour laquelle notre compagnon doit toujours avoir à sa disposition du foin fraisà volonté. Il est également important que le foin soit bien conservé et dépourvu de toute moisissure, ni poussiéreux.
Pour reconnaître un bon foin, celui-ci doit être vert et sentir bon. Outre les apports du foin pour le système digestif de l'animal, le foin est égalementindispensable pour occuper le lapin, qui passe ainsi des heures à le mastiquer. Il permet également l'usure des dents du lapin qui poussent de façon continue.
Le foin est donc l'élément nutritionnel essentiel à la bonne santé du lapin. Ce dernier doit en disposer en permanence.

Les granulés

Les granulés, un aliment très nourrissant et calorifique, conçus pour garantir undéveloppement rapide des lapins d’élevage, sont constitués de petits cylindres de foin compressé, d’herbe, d’autres végétaux et parfois de céréales, complétés avec des sels minéraux et des vitamines. Leur composition varie beaucoup selon le type de granulés et certains d’entre eux contiennent même du lait en poudre ou des farines animales.
Les granulés pour lapin de compagnie doivent toutefois être exclusivementcomposés de végétaux (foin, herbe, etc.) et contenir peu de céréales. Il faut éviter les granulés qui contiennent des produits d’origine animale (farine et lait) et ceux dont la composition n’est pas précisée (comme cela arrive en général pour les granulés destinés aux lapins nains). Pour savoir si des granulés sont adaptés au lapin, il suffit de contrôler leur composition, en vérifiant qu’il y ait au moins 18 % de fibres.
Comme les granulés sont très calorifiques et riches en calcium, il ne faut pas en donner plus d’un quart de tasse pour 2,5 kg de poids, et les administrer en deux fois dans la journée. Pendant la gestation, l’allaitement et la croissance, la quantité de granulés doit être augmentée progressivement pour finalement être laissée librement à la disposition du lapin.
legumes fruits lapin
Les granulés ne sont toutefois pas un aliment indispensable et si le lapin souffre d’obésité, il faut même les éliminer de son régime. L’administration trop abondante de granulés chez certains lapins peut causer de graves problèmes de diarrhée ou de maladies liées à l’excès de calcium. Enfin, il est préférable d’acheter des granulés en petite quantité pour qu’ils soient toujours frais, et de les conserver dans des récipients hermétiques. 

Contrairement à ce que l’on croit, le lapindoit manger des légumes frais tous les jours. Des légumes que l’on introduitprogressivement dans son régime, un par un. Il peut manger de nombreux types de légumes consommés par l’homme (attention toutefois à ceux qui ramollissent les selles). Il faut que ceux-ci soient frais,bien lavés et servis à température ambiante.
Il faut aussi retirer les parties abîmées ou fanées avant de donner ces légumes au lapin. Pour lui assurer un régime équilibré, il est conseillé de l’enrichir chaque jour de légumes différents.

 

Les légumes que l'on peut donner au lapin :

• Basilic
• Brocolis
• Carottes et fanes de carottes
• Céleri
• Chicorée
• Chou (petites quantités)
• Chou frisé (petites quantités)
• Endive (quantitié limitée)
• Épinards
• Frisée
• Herbe
• Luzerne
• Menthe
• Persil
• Pissenlit (fleurs et feuilles)
• Scarole
• Trèfle

Attention à ces légumes

Les épinards (très riches en oxalates, des substances qui en quantités élevéespeuvent provoquer des problèmes de santé) et les Brassicacées (c’est-à-dire tous les types de choux, les choux frisés, les brocolis, etc.) ne doivent être administrés que de temps en temps, par exemple une ou deux fois par semaine. Il faut en outre éviter les feuilles de tomates et les parties vertes et les feuilles de la pomme de terre.
Attention également aux plantes cueillies au bord des routes (sommes-nous sûrs qu’elles ne sont pas toxiques ?) ou dans les champs, car elles pourraient avoir été traitées avec des substances chimiques (désherbants, produits antiparasitaires, pesticides, etc.).

Les gourmandises pour le lapin

Les fruits sont très riches en sucres et favorisent l’obésité. La quantité de fruits à administrer doit donc être très limitée, au maximum une ou deux cuillerées ou unetranche par jour. Si le lapin a des problèmes de poids, les fruits doivent être éliminés de son régime.
Les fruits autorisés sont :
• Fraises
• Pommes
• Poires
• Abricot
• Orange (sans pépins)
• Banane (très faible quantité car très calorique)
• Framboises
• Etc.

Règles de l'alimentation du lapin


Les repas

Pour éviter les rencontres désagréables et la chaleur, son cousin sauvage « sort » manger tôt le matin et quand vient le soir. Le lapin domestique a conservé cette habitude. De fait, un repas léger le matin et un autre un peu plus consistant le soir constituent une bonne solution.

Quelle quantité

Il doit manger. Un lapin nain adulte pèse en moyenne 1 kilo et doit absorber de 20 à 50 grammes de nourriture par jour en fonction de son activité physique. Il vaut mieux le rationner s’il est paresseux et augmenter la quantité s’il est au contraire assez actif.

Attention aux changements brusques

La litière pour lapin

La litière doit également être choisie soigneusement pour éviter au lapin desproblèmes de santé. S’il s’ennuie parce qu’on le laisse trop longtemps seul, il peut en effet s’intéresser au matériau placé au fond de sa cage et commencer à le grignoter et à l’avaler. Une litière inadaptée peut en outre abîmer l’extrémité de ses membres et provoquer des infections aux pieds.
La litière doit être dépourvue de poussières et changée régulièrement pour éviter d’irriter la muqueuse nasale délicate de cet animal. Pour résumer, une bonne litière ne doit pas être toxique et, en cas d’ingestion, ne pas provoquer de constipation. Elle ne doit être ni abrasive ni pulvérulente, mais absorbante et si possible économique et facile à trouver dans le commerce.
Le meilleur matériau c’est le foin, à condition qu’il soit propre, frais et sans moisissures.
Il n’y a aucun problème si le lapin l’avale puisqu’il constitue un excellent alimentpour cette espèce. On peut également utiliser la paille (économique mais absolument pas absorbante) si elle n’est pas trop grossière : la présence d’éléments durs et pointus pourrait en effet blesser l’animal. On peut aussi choisir des matériaux biodégradables comme les copeaux de bois, les barbes des épis de maïs, la sciure ou le papier recyclé.
Les graviers en sépiolite pour chats et la sciure fine sont dangereux et doncdéconseillés. On peut également employer des feuilles de journal déchirées mais uniquement si le lapin n’a pas tendance à les ronger. Les torchons et les serviettes conviennent également si le lapin ne les grignote pas : en effet, des fibres de tissuavalées peuvent causer une grave obstruction intestinale.

Choisir la cage pour lapin

Les dimensions de la cage

Pour sa sécurité et pour éviter qu’il n’abîme les meubles quand il est sans surveillance, il faut obligatoirement mettre le lapin à l’abri dans une cage, qui doit être la plus spacieuse possible. Pour un ou deux lapins nains, les dimensionsidéales de la cage sont de 100 × 60 cm, tandis que pour des lapins de taille supérieure, il faut naturellement prévoir plus grand. Les dimensions de la cage doivent toujours permettre au lapin d’effectuer des sauts, et il faut donc prévoir au minimum une hauteur de 45- 50 cm, quelle que soit la taille du lapin.

Les différents modèles de cage

La cage doit en outre pouvoir s’ouvrir et se démonter facilement, aussi bien pour pouvoir extraire le lapin sans difficulté que pour la nettoyer. Les meilleurs modèlesde cage comprennent deux parties : un fond avec des rebords surélevés accroché à une partie supérieure. Les rebords du fond doivent être suffisamment surélevés pour que la litière et la paille ne retombent pas en dehors de la cage. Il est préférable d’opter pour un fond plein plutôt que pour un fond grillagé, qui estpeut-être meilleur d’un point de vue hygiénique, mais qui peut abîmer les pieds délicats du lapin.
La partie supérieure de la cage peut être entièrement constituée de barreaux en métal, mais il faut éviter les barreaux recouverts de plastique, une matière qui peut être dangereuse pour l’animal s’il la ronge et l’avale. Il faut s’assurer que la grille est suffisamment large pour permettre une bonne aération : dans le cas contraire, l’humidité et l’ammoniaque qui s’accumulent à l’intérieur de la cage pourraient causer de graves problèmes de santé à l’animal.
Il existe également des modèles avec des parois en plexiglas et une grille qui s’ouvre sur la partie supérieure. Quelle que soit la cage choisie, il est préférable qu’elle soit dotée d’une paroi latérale mobile, afin que pendant ses périodes de liberté, le lapin puisse entrer et sortir de sa cage comme il le souhaite.
Il faut enfin contrôler la solidité des crochets de fermeture : ils doivent à la fois empêcher la sortie imprévue de l’animal mais aussi être ouverts sans difficulté.
Il est préférable de ne pas utiliser de cages en bois parce qu’elles s’imbibent rapidement d’urine, sont impossibles à laver et à désinfecter correctement et qu’elles sont abîmées par le grignotement du lapin. De même, les cages de type aquarium avec des parois en verre sont à éviter car elles ne permettent pas un renouvellement suffisant de l’air.
Le lapin de garenne est apparu sur la terre il y a environ un million d’années, et c’est le « grand-père » de tous les lapins contemporains. Au début, il vivait en Europedu Nord, mais les rigueurs du climat le poussèrent très vite à transférer son « lieu de résidence » vers les régions méditerranéennes d’Italie et d’Espagne ainsi que dans les îles. Un papyrus représentant un homme qui tient un lapin de garenne par ses longues oreilles est le plus ancien document parvenu jusqu’à notre époque. Mais les Phéniciens relatent dans leurs écrits qu’à leur arrivée dans les Pyrénées, vers 1100 avant Jésus-Christ, ils trouvèrent de nombreux lapins sauvages. Les Phéniciens, qui appelaient le lapin shepam, le diffusèrent dans d’autres pays pour pouvoir en consommer la viande.

Bien choisir son lapin domestique

Une fois la décision prise, il faut savoir évaluer attentivement le sujet que l’on veut acheter. On commence par observerla cage dans laquelle le lapin vit dans lemagasin : elle doit être propre, suffisamment spacieuse et comporterbeaucoup de foin, de l’eau propre et de la nourriture adaptée (c’est-à-dire de préférence des légumes frais et des granulés).
S’il y a un sujet malade dans le groupe ou si l’on remarque des signes de diarrhéedans la cage, il est préférable de porter son attention sur un autre groupe de lapins.
Un lapin en bonne santé doit se montrer vifattentif et curieux. Après avoir identifié le sujet qui nous intéresse, il faut demander à l’examiner de plus près. Quand le vendeur s’approche pour l’attraper, l’animal ne doit pas s’enfuir effrayé, mais se laisser prendre docilement et une fois dans les mains, il ne doit ni ruer ni se débattre.
S’il le fait, cela signifie qu’il n’est pas habitué au contact humain et qu’il pourrait se montrer longtemps timide et peureux vis-à-vis de nous. Sa domesticationrisque alors d’être difficile. Après l’avoir pris dans les mains, il faut l’observer de près, en contrôlant attentivement et systématiquement les points suivants :
- la fourrure doit être brillante et lisse, sans croûtes ni zones dépourvues de poil.
les yeux doivent être lumineux et la peau des paupières ne montrer aucun signe de larmoiement excessif, d’inflammation, d’écoulement ni de croûtes.
- les narines doivent être propres, sèches et également sans croûtes.
- les incisives doivent être régulières et les dents de la mâchoire supérieure coïncider parfaitement avec celles de la mâchoire inférieure.
l’intérieur des oreilles doit être dépourvu de croûtes ou de cérumen.
- le poil de la partie interne des pattes antérieures ne doit pas être souillé, ce qui serait le signe d’un écoulement nasal du lapin (même si le nez apparaît parfaitement propre, étant donné que l’animal se le nettoie en le frottant précisément contre ses membres antérieurs).
- la surface inférieure des pattes doit être entièrement recouverte de fourrure, sans zones glabres ni portions de peau rougie.
- les doigts ne doivent pas présenter de croûtes.
- la région anale doit être propre et sèche et le poil non souillé de selles ou d’urine.
- l’abdomen, palpé délicatement, doit être doux et détendu et non pas tendu ou gonflé.
- tous les muscles doivent être bien développés (on le voit tout de suite en passant la main sur tout le corps du lapin) et au toucher, on ne doit pas sentir les os trop ressortir ni découvrir des tuméfactions ou des nodules.
- les selles, enfin, doivent être constituées de petites boules dures et bien formées.